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De l'art de voyager lentement - Des Trucs Bien
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De l’art de voyager lentement

J’aime voyager lentement. Ne pas visiter 1000 trucs touristiques m’indiffère tout à fait. J’aime m’attarder dans les villes, arpenter les rues sans but et avoir mes petites habitudes au bout du monde.
Bref, je me traine mollement à travers le monde et ça me plait.
Si toi aussi ça te dit de trainer, laisse-moi tranquillement t’expliquer pourquoi et comment être un voyageur lent !

 

Je suis dans le cas d’un voyage solo de plusieurs mois en Amérique Latine pendant lequel je poursuis mon activité professionnelle. Voyager lentement et m’attarder dans les villes me permet de rester organisée dans mon travail.
Mais je veux t’expliquer le voyage lent pour tous : travailleurs nomades, vacanciers et baroudeurs.
Que ce soit pour une semaine ou des mois, seul ou en groupe, on a tous le droit de trainasser en voyage !

 

 

À quoi bon être aussi lent ?

Voyager lentement, ça ne veut pas dire qu’on ne fait rien et qu’on s’ennuie. C’est simplement un autre mode de voyage sans programme ambitieux de tout voir et tout faire en un minimum de temps. C’est un voyage sans rythme effréné et avec plus de place à l’imprévu et la spontanéité.

 

Évidemment, loin de moi l’idée de renier ma nature de touriste. Je continue de marcher avec mon appareil photo autour du cou, une carte de la ville dans mon sac et de visiter des lieux qui sont taggés 1000 fois par jour sur Instagram.  Mais j’ai choisi de profiter de ce qui me tombe sous la main plutôt que de me mettre la pression à vouloir TOUT voir.

 

Au début , je culpabilisais souvent d’être au bout du monde sans rien faire, ni rien voir d’incroyable. Mais aujourd’hui ça m’est égal. J’ai trouvé le compromis expériences touristiques / vie quotidienne qui me convient.
Et je suis désormais convaincue que voyager lentement, c’est le meilleur moyen de laisser place à l’imprévu, de faire moulte rencontres et découvertes et de ne jamais être déçue.

Culpabilité en forme de sieste dans des hamacs et de cafés au soleil

Ce type de voyage a aussi quelques avantages non négligeables :


– ça coûte moins cher et c’est plus écolo car on se déplace moins (ça je te l’explique ici)
– c’est beaucoup moins de stress
– on découvre mieux la culture
– on prend le temps d’observer et d’apprendre plus de choses
– on prend le temps de goûter la gastronomie locale
– ça permet de se faire des potes !
– et ça donne au voyage une certaine nonchalance. Et la nonchalance, c’est très swagg.

Initition au tacos de pescado

 

Le voyage lent est un voyage pour tous, alors quelle que soit la durée et la destination, voici mes conseils pour se lancer dans le slowtravel et aimer ça !

 

1- Best plan is no plan :

Partir avec une toute petite to do list – voire pas de to do list !
Avoir en tête 2 ou 3 choses qui te tiennent vraiment à cœur, sans vouloir visiter 8 villes en 3 jours, c’est le premier pas vers le slowtravel. Pour le reste, laisse place à l’imprévu ! Ne t’inquiète pas, je te promets que tu ne t’ennuieras pas. Et si jamais ça t’arrive, tu n’auras qu’à le faire dans un endroit agréable, et on appellera ça du chill.
Si tu ne prévois rien, tu ne t’attends à rien et tu as beaucoup plus de chances d’être surpris(e) et moins d’être déçu !

 

 

2 – Les bons moyens de transport

C’est le principe de base de voyage lent, et l’unique point technique de cette liste : éviter d’utiliser trop de moyens transports, surtout s’ils sont gourmands en énergie. Donc on limite les voyages en avion et on favorise les transports en commun, le vélo et la marche.

Le bus, la joie.

3- Dormir au bon endroit.

 

Je choisi généralement des petits hostels, c’est encore les meilleurs endroits pour rencontrer des voyageurs et des locaux.
Le CouchSurfing (un petit site bien sympa qui regroupe toute une communauté de gens tout aussi sympas, près à héberger des voyageurs) est un super moyen pour commencer à découvrir un ville avec une approche locale pour s’éloigner du tourisme de masse et découvrir le vrai quotidien des autres.

 

Le volontariat peut aussi être une aide pour voyager lentement (pour les voyages un peu plus longs). Ça permet d’économiser le logement et de partager facilement le quotidien des locaux. Il existe plusieurs sites qui permettent de trouver des volontariat facilement, comme Workaway, HelpX ou Woofing.

 

4- Des activités qui changent.

 

Si tu as la flemme de faire du volontariat et que tu veux quand même te faire des potes, tu peux aller faire des workshops ou ateliers (culinaires, artistique ou autres) ! Prendre du temps pour apprendre des choses, ça fait un souvenir qui n’a pas de prix et ça te permet de partager un moment avec des gens que tu n’aurais sûrement jamais rencontrés ailleurs.

Personnellement j’aime bien aller dans les milieux créatifs (atelier de sérigraphie, linogravure, création textiles…). C’est sûrement parce que je suis graphiste et que j’ai un petit penchant pour ça, mais aussi parce qu’on y trouve souvent des gens passionnés, avides de partager et qui participent à pas mal d’événements (vernissage, soirées…) où il est facile de rencontrer du monde.

Ou aller voir des coucher (ou lever) de soleil. Ça ne coûte rien et c’est toujours très instagramable.

5- Sortir seul(e).

 

Normalement avec les 2 points précédents, tu ne devrais pas trop avoir besoin de faire ça. Mais si jamais, sache que dans certains pays, c’est plutôt efficace.
Je ne suis pas sûre que ça marche aussi bien en France qu’en Amérique latine. Mais au Mexique (notamment dans les villes touristiques où d’autres personnes sont dans ta situation), c’est super facile de se faire des amis comme ça !

 

6- Ne pas avoir peur d’être seul(e)…

 

J’ai appris à être ma propre amie en voyageant seule et lentement. On doit passer notre vie avec nous-même, donc autant être de bonne compagnie avec soi-même.
C’est important de savoir apprécier la solitude, de ne pas se formaliser. Ça donne un bon mojo ! C’est comme ça qu’on rencontre le plus facilement du monde et je n’ai jamais était aussi peu seule que depuis que je n’ai plus peur d’être seule !

 

7 – … ni de l’inconnu, ni du ridicule.

 

On apprend à toujours se méfier et malheureusement, on se prive de beaucoup de belles aventures.
Apprendre à faire confiance aux autres et à se faire confiance, c’est encore plus difficile que de se méfier, mais c’est aussi la clef pour vivre de belle aventures.
Faire confiance (mais toujours en restant vigilent) ne signifie pas se mettre toujours en situation de danger (c’est même très rarement le cas) et ça a très souvent du bon. Alors, le meilleur conseil que je puisse te donner, c’est de suivre ton instinct !

 

8- Avoir l’esprit ouvert.

 

Laisser place à l’inattendu, ça veut dire ne s’attendre à rien en particulier. MAIS il faut quand même être prêt à découvrir, et il va falloir faire quelques efforts pour ça : sourire, aller parler aux gens, ne pas hésiter à poser des questions, être attentif à ce qu’il se passe autour, à s’approcher de ce qui pique ta curiosité à vif et surtout sourire et avoir envie de tout ça !

 

Que ce soit pour 1 semaine, 6 mois, 2 ans, en France ou à l’autre bout du monde, le slowtravel peut se faire de partout et pour n’importe quel voyage. Le meilleur moyen d’avoir de bonnes surprise, c’est encore de ne pas avoir d’attente. Et toi, comment tu voyages ?

“Si tu ne tardes pas trop, je t’attendrai toute la vie.”

Laura
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