Top
Organiser un voyage en Islande - Des Trucs Bien
fade
5897
post-template-default,single,single-post,postid-5897,single-format-standard,eltd-core-1.1,flow-ver-1.3.5,,eltd-smooth-page-transitions,ajax,eltd-grid-1000,eltd-blog-installed,page-template-blog-standard,eltd-header-type2,eltd-fixed-on-scroll,eltd-default-mobile-header,eltd-sticky-up-mobile-header,eltd-dropdown-default,organiser-voyage-islande,wpb-js-composer js-comp-ver-5.0,vc_responsive

Organiser un voyage en Islande

Pour moi, tout ce qui est au-dessus d’Avignon se trouve au nord. Alors passer 2 semaines de novembre en Islande, dont une en camion, je n’étais vraiment pas sûre d’être prête !
Finalement, j’ai survécu, alors si jamais tu veux profiter de mon expérience, voici quelques petits conseils pour bien préparer sa valise, préparer ton road tri et photographier les aurore boréales.

 

Que faire quand on arrive à l’aéroport ?

 

Quand on va en Islande, on pose ses pieds tout d’abord à Keflavik. Donc, une fois arrivé à l’aéroport de Keflavik, 3 choix s’offrent à toi (mais il faut quand même y réfléchir avant de prendre l’avion, hein !) :
Rejoindre Reykjavík en bus, avec les bus devant l’aéroport (plus d’info ici :  Flybus).
Aller tout de go au Blue Lagoon pour te remettre de ton vol, puis à Reykjavic une fois que tu seras bien détendu(e). Il y a des bus qui prévoient ça directement depuis l’aéroport (et ça marche aussi dans le sens du retour).
Partir de suite en road trip. En effet, la plupart des compagnies proposent de te récupérer ou de te laisser ton véhicule à l’aéroport.

 

Nous avions pris nos billets sur WOW air et choisi de passer 2-3 jours sur Reykjavik, avant de partir une semaine en camion et revenir quelques jours à Reykjavik. Nous avions loué le camion chez Campeasy (ils s’occupent eux-même de te récupérer à ton logement pour t’emmener jusqu’à leur agence).
À titre informatif, la location du camion nous a coûté environ… 1600€. Youpi ! Ça nous apprendra à réserver 2 jours avant de partir, la prochaine fois, on s’y prendra en avance. (Et on dirait pas comme ça, mais l’hiver c’est beaucoup moins cher que l’été.) Mais, je te détaillerai ce voyage dans mon prochain article, ici ça va être des conseils plus génériques.

 

Comment gérer l’itinéraire de son road trip ?

D’octobre à avril, il faut prévoir un 4×4 pour se déplacer sur les routes islandaises. Généralement les locations de voitures ne sont même pas proposées.
En hiver, difficile de prévoir un trajet avec certitude. Les routes de l’intérieur du pays ouvrent et ferment en fonction du temps et ça peut changer n’importe quand. Donc même si tu as plein de projets, garde en tête que tu ne pourras peut-être pas tout faire et qu’il va souvent falloir improviser !
Quand il ne te resteras plus que 2-3 jours avant de rendre ton véhicule, il faudra que tu anticipes les intempéries pour ne pas rester coincé de l’autre côté de l’Islande !
Tu peux voir en direct le temps qu’il fait sur cette carte.

 

Randonnées, excursions pour voir les baleines, rando sur glacier, ou sous  glacier, balade en raquettes, à cheval, escalade, plongée sous-marine dans l’eau gelée… il y en a pour tous les goûts et comme pour la route, c’est le temps qui va souvent décider de ce que tu pourras faire ou pas.

 

Que mettre dans sa valise pour ne pas se geler les miches ?

Fin novembre – début décembre, il a fait entre -15°c et 5°c (en général, il fait à peu près -4°c), donc c’est froid, mais pas si pire. Et, malgré le tragique oublie de mon jeans et de mon blouson de ville en France, j’ai été assez contente de la gestion de mon sac qui contenait (ou aurait aimer contenir) :

  • un manteau chaud mais chic. Pas un truc de ski quoi. (Ça m’a manqué quand nous étions à Reykjavik.)
  • un jeans pour sortir en ville (Tristement oublié en France. 2 semaines en habits de ski ou en leggings, j’ai dû faire une croix sur toute notion d’élégance pendant ce séjour.)
  • un pantalon et un blouson chauds et étanches, pour sortir dans le froid (des vêtements de ski, ça fait bien l’affaire).
  • deux leggings parce que c’est toujours bien pratique
  • 3 pulls et vestes standards (de quoi faire des couches si nécessaire)
  • une veste très chaude
  • 1 polaire
  • 3 débardeurs
  • des sous-vêtements thermiques : legging et t-shirt à manches longues (en mérinos, bien évidemment)
  • 4 paires de bonnes grosses chaussettes bien chaudes et douillettes (et 2 paires fines). J’en ai pris beaucoup pour pouvoir faire une rotation et en avoir toujours une paire sèche sous la main.
  • une paire de gants de soie.
  • une paire de gants de ski (étanche si tu veux jouer dans la neige)
  • une grosse écharpe en mérinos
  • une écharpe fine
  • un bon bonnet (et un cache oreille pour pouvoir mettre sa capuche plus facilement)
  • des chaussures de rando étanches
  • une paire de bonnes chaussures (j’avais pris mes bonne vieilles Doc Martins. C’est toujours efficace.)
  • des crampons à fixer sur tes chaussures quand ça glisse. Mais c’est optionnel car il est aussi possible d’en louer sur place avec ton camion, ou pour faire certaines activités. Je n’en ai pas eu besoin, donc la location, c’est sûrement le meilleur plan.
  • un maillot de bain
  • une serviette
  • des tongs
  • les sous-vêtements et la trousse de toilette, je te laisse gérer par toi-même. Mais pense bien à prendre de la crème hydratante (surtout pour les mains) et du baume à lèvre !
  • Et surtout…. un thermos ! Crois-moi, il sera ton meilleur ami !

Les bains chauds, piscines et stations thermales peuvent te louer serviette, maillot et tongs, mais les avoir avec toi te permettra de faire des économies facilement.

Évidemment, cette valise, c’est pour un voyage plutôt simple et peu périlleux. Pour les vraies aventures badass genre randonnées, escalade de glacier, plongée en eau froide, il faut se rapprocher des guides et autres organismes pour avoir les bons conseils et les bons équipements.

 

Le point vie quotidienne en camion.

 

 

En hiver, la plupart des camping sont fermés. Il y en a quand même un bon nombre qui restent accessibles pour s’y installer la nuit (et payer au matin). Ils ont presque toujours des WC disponibles et très souvent une cuisine en libre service. Mais pour les douches, ce n’est pas la même affaire. En hiver elles sont bien souvent hors d’usage.
Mais bon, on ne va pas chipoter après tout, il fait -5 et il y a de la neige partout. Une toilette de chat fera bien son affaire. (si ça t’intéresse, je détaillerai les campings où nous avons été dans mon prochain article islandais).

 

Pour le point culinaire : entre l’équipement de ton véhicule (un réchaud et une casserole) et les cuisines laissées à ta disposition dans les camping tu peux te faire à manger assez facilement. Par contre, ne compte pas trop sur la chance et le hasard pour trouver un petit resto pour dépanner.
Donc pense bien à faire tes courses. La chaîne de supermarché la moins chère, c’est Bonus (j’en parle ici), mais ça reste plus cher qu’en france. Alors je te conseillerais d’acheter des soupes en poudre et des barres de céréales dans ton bagages en soute. Bref, ne t’attends pas à des vacances gastronomiques !

 

Courses 0 déchet : échec total

Pour ce qui est du zéro déchet, je dois bien avouer que ça a été un bel échec. Je n’ai pas trop anticipé la problématique.
À part la laine qui gratte, en Islande, tout est importé et emballé. Je n’ai pas eu trop le temps de chercher des boutiques de vrac, bio ou quoi que ce soit (de toute façon, je ne pense pas que mon porte-monnaie aurait apprécié).
Je ne suis pas très fière de moi sur ce point là. Mais ça arrive, on a fait du mieux qu’on a pu, ce n’est pas grave. On reprendra vite nos bonnes habitudes en France.

 

Donc pour réduire tes déchets, je te conseille quand même de :

– favoriser les emballages en carton ou en verre (que tu déposeras au recyclage, bien évidemment)
– préférer prendre les produits en grosse quantité par exemple :  1 gros pot de yaourt plutôt que 6 petits individuels.
– faire les courses après avoir récupéré le camion. Chez Campeasy, il était possible de récupérer tout ce qui n’avait pas été utilisé par les clients précédents (PQ, pâtes, sauces, sel, épices… plein de truc à l’abandon). J’imagine que c’est le cas dans beaucoup d’agences de location.
– prendre 1 ou 2  tote bags, c’est toujours mieux qu’un sac jetable.
– pour les buveurs de thé, prendre du thé en vrac en France (ou chez Te & Kaffi, où il est plutôt bon) et une boule à thé. (et pourquoi pas aussi du café, il est possible d’avoir une cafetière italienne dans les options de location du camion).

 

 

 

Comment repérer et photographier une aurore boréale ?

Pour voir une aurore boréale, il y a 3 prérequis : la nuit, un ciel dégagé et de l’activité solaire.
La nuit et le ciel dégagé, normalement on peut l’estimer assez facilement à l’œil. Mais il est aussi possible de voir comment va évoluer la couverture nuageuse dans les jours qui viennent : ici. Sur la même page, en haut à droite, tu as les prévisions d’aurores boréales, plus c’est élevé, plus tu auras de chance d’en voir !

 

Reste maintenant à savoir comment les photographier !
Du haut de mon petit niveau en photo, voici la procédure que j’ai suivie pour photographier une aurore boréale. Et il faut mettre les mains dans le cambouis et travailler les réglages ! Il te faut donc :
– un boîtier réflex ou un hybride
– un objectif grand angle avec la plus grande ouverture possible
– un trépied.

– option confort : une télécommande pour déclencher la prise de vue sans avoir à enlever tes gants et te refroidir les mains !
– des gants de soie pour manipuler ton appareil photo sans (trop) te geler les mains

– une tasse de boisson chaude et ton thermos (pour lutter contre le froid).
– une housse en plastique pour protéger ton appareil photo de l’humidité (s’il y en a)
Tu peux aussi te la jouer grand confort en sortant une chaise pliante de camping, ça te donnera un petit côté “pro de l’aventure” pas négligeable.

 

J’ai pris ces photos avec un Canon 60D et un objectif Tamron 17-50 mm avec une ouverture f/2,8.
Je pense qu’il peut y avoir des aurores boréales beaucoup plus lumineuses de que celle-ci (et dans des endroits beaucoup plus impressionnants qu’un champ), mais c’était quand même un spectacle assez magique !

 

La mise au point :
Désactive l’autofocus (AF) pour le passer en mode manuel (MF) et la régler sur le signe infini.
Et plus besoin d’y toucher !

 

Les ISO :
Monter les iso permet de capter plus de lumière plus rapidement, mais les monter trop haut va faire du bruit sur la photo. Je les avais réglés entre 300 et 800.

 

La vitesse d’obturation :
C’est ça qui va te permettre d’avoir une photo encore plus belle que ce que tu vois en réalité ! Entre 10 et 25 secondes, tout dépendra des conditions de la photo.
Plus il fera sombre, plus il faudra augmenter le temps de la prise de vue. Plus l’aurore sera lumineuse, plus tu pourras le réduire.
Plus la prise de vue est rapide et plus l’aurore boréale aura l’air en mouvement. Donc il faut faire des tests (attention, ça paraît souvent plus beau sur l’écran de l’appareil photo que sur l’ordinateur.)
La prise de vue doit être assez longue pour bien capter la lumière, mais pas trop pour bien saisir le mouvement et le contraste avec le ciel étoilé.

 

 

J’espère que tous ces conseils pourront t’aider  pour préparer ton voyage !

Laura
5 Comments
  • Only laurie

    Merci pour cet article plein de bons conseils! J’adorerai découvrir l’Islande 🙂
    Douce journée
    Laurie
    http://onlylaurie.fr/

    30 janvier 2018 at 10:26 Répondre
    • Laura

      Si tu peux y aller, fonce, c’est vraiment magnifique ! 🙂
      (mais j’ai envie de voir à quoi ça ressemble en été maintenant !)

      1 février 2018 at 18:07 Répondre
  • Charlène

    Personnellement j’avais pu entendre parler de cette destination seulement par le biais de d’autres personnes sans réellement prendre le peine de m’y pencher ou de chercher quelqu’autres infos que ce soient, j’avais un peu d’à-priori et cette destination ne me tentait pas vraiment. Grace à cet article j’ai pu découvrir vraiment certains aspects de cette destination et désormais, j’espère avoir l’occasion de la découvrir par moi même un jour ^^Merci !!

    30 janvier 2018 at 21:34 Répondre
    • Laura

      J’espère que tu auras l’occasion d’y aller ! ça vaut vraiment le détour ! 🙂

      1 février 2018 at 17:55 Répondre
  • Sarah

    Un site à conseiller absolument, merci pour ce partage

    6 mars 2018 at 19:12 Répondre

Post a Comment

Suivez moi sur Instagram