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Une cuisine (presque) sans déchet - Des Trucs Bien
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Une cuisine (presque) sans déchet

Pour moi, le plus simple a été de commencer par réduire mes déchets dans la salle de bain mais le deuxième nerf de la guerre, c’est la cuisine !
Alors voici une liste non exhaustive de ce qu’il te faut pour moins utiliser la poubelle de ta cuisine.
Dans cet article, on va surtout parler des courses, mais pour faire un point sur la vaisselle, c’est par ici.

 

Une cuisine 0 déchet en 5 étapes :

 

C’est au moment de faire ses achats que l’on décide inconsciemment des déchets qui vont remplir nos poubelles. C’est donc nos habitudes pendant les courses qu’il faut travailler.
J’ai décortiqué le processus de réduction des déchets que j’ai suivi en 5 étapes. Pour l’instant, je n’en suis qu’à la 4ème, mais la 5ème ne devrait plus tarder.
Voici en exclusivité les 5 niveaux que tu vas devoir franchir pour ne (presque) plus faire de déchets dans ta cuisine !

 

Niveau 1 : Dire non aux sacs  jetables


C’est l’habitude la plus simple à mettre en place. Il suffit de prendre ses propres sacs dès qu’on sort.
Mais il va aussi falloir apprendre à dire non aux sacs jetable. Et ça, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît ! Souvent tes achats se retrouvent dans des sacs avant même que tu aies pu t’en rendre compte. Surtout à la boulangerie, mais tu verras ça de toi même.

Il faut donc prendre l’habitude de toujours embarquer au moins un tote bag avec toi, puis apprendre à dire non rapidement, fermement et poliment (oui, comme avec les enfants). Quand tout cela deviendra un automatisme, tu devrais naturellement passer au niveau 2 !

 

Niveau 2 : Revenir aux basiques.

Les fruits et les légumes (locaux, de saison et bio ou d’agriculture raisonnée, évidemment). Difficile de faire plus simple pour éviter les emballages. The Place To Be pour acheter tes légumes et les ranger dans ton propre sac, c’est encore le marché !

Pour ce qui est viande, poisson, fromage et produits transformés, n’hésite pas à aller chez les petits commerçants. Ils voient rarement d’inconvénients à ce que tu viennes avec tes propres boîtes.
Pour le gruyère et le parmesan, tu peux les acheter tranchés et les râper chez toi. Ils se conserveront plus longtemps et tu auras la main moins lourde sur les gratins. Au final, le 0 déchet, c’est aussi bon pour la ligne !
Et pour le café, il faudrait oublier les capsules et revenir à la cafetière à filtres comme au bon vieux temps !

Évidemment, tout ça signifie qu’il va falloir cuisiner !

 

Niveau 3 : Se préparer à déserter les supermarchés classiques

À ce stade, en supermarché, tu n’achètes presque plus que les produits secs. Et tu préfères les produits avec des emballages faciles à recycler ou réutiliser.
Pour passer au 100% vrac, tu risques de devoir quitter les supermarchés classiques. (Bien qu’ils développent de plus en plus leurs rayons de vrac, et qu’il y a bon espoir que ça devienne de plus en plus facile !)

Chez toi, tu peux commencer à ranger tes farines, pâtes, riz, sucres et autres dans des bocaux afin commencer à t’équiper, anticiper tes besoins, tester une nouvelle organisation et avoir un premier aperçu de la vie avec des courses en vrac.
À partir de maintenant, si tu veux aller plus loin dans la démarche, il ne te reste plus qu’à ouvrir l’œil pour trouver de nouveaux endroits où faire tes courses !

 

Niveau 4 : Trouver les bons spots

Grâce à ton sens aigüe de l’observation, tu commences à savoir où aller acheter quoi !
Maintenant, il faut trouver où acheter les aliments secs en vrac. C’est peut-être ça le plus difficile, mais une fois que tu auras tes adresses, ça va aller tout seul.

Pour les produits secs, le mieux reste les épiceries de vrac comme Au Poids Chiche (dans le pays d’Aix) ou Le Bar à Vrac (à Marseille). Il y en a peut-être une près de chez toi ! Il y en a aussi souvent en boutique bio. (Mais je suis rarement convaincue par ce genre de boutique. Elles sont souvent chères, et proposent trop de produits qui viennent de loin.) Marché de producteurs et petit commerçants sont souvent les meilleurs compromis entre bio et local.

Pour résumer, à ce niveau tu n’achètes que les produits secs pour tes courses hebdomadaires, pour le reste tu peux aller sur le marché ou chez les petits commerçants. Une fois que c’est en place, ça ne prend pas beaucoup plus de temps que des courses traditionnelles, et c’est plus agréable.

 

Niveau 5 : le compost

Tu fais peu de déchets, et la majorité de ceux que tu produis est recyclée. Si tu as un jardin, avec un composteur, alors il est possible que tu aies déjà franchi le niveau 5 depuis un moment. Sinon, il y a de fortes chances que ta poubelle soit remplie d’une majorité d’épluchures. Et quand il fait chaud, des épluchures qui restent longtemps au fond de la poubelle, ça fait venir des petites mouches. C’est un problème que je n’avais pas imaginé avant de me lancer là-dedans !

Donc j’ai commandé un lombricomposteur auprès de la mairie de Aix-En-Provence qui devrait arriver bientôt. Renseigne-toi auprès de ta mairie, elle peut peut-être t’en fournir un ou t’indiquer des points de compostage. Sinon, tu peux en acheter un ou même  le fabriquer !

 

L’équipement pour les courses :

  • Des sacs réutilisables : Totes bags, paniers en osier, sacs de plage, sacs à dos, filets… choisis ton arme et garde en toujours sur toi ! Pour aller faire les courses, le marché, chercher du pain, faire du shopping, utilise les partout !
  • Des petites poches en tissus : Pour quand tu achètes en vrac, ce n’est pas lourd et tu peux y mettre des pâtes, des biscuits, des légumineuses… Il en existe même des spéciaux pour la farine !
  • Des boîtes : pour y mettre le fromage, la viande, le poisson, ou toutes sortes de choses qui font du jus ou qui s’écrasent facilement. J’ai récupéré des boîtes en plastique (plus légères que des boîtes en verre).
  • Une boîte d’œufs : pour acheter des œufs. CQFD
  • Des pots en verre de toutes tailles : j’en prends surtout quand je veux acheter de la farine ou des aliments fastidieux à transvaser, ça fait gagner du temps au moment du rangement.
  • Des bouteilles en verre : utiles si tu trouves un vrai bon spot à vrac, pour acheter de l’huile, du vinaigre…

J’ai un sac en toile avec tout mon attirail déjà prêt pour le marché avec : 2 ou 3 autres tote bags, 1 ou 2 boites en plastique, 3 poches en tissus (pour isoler les fruits par exemple) et une boîte d’œufs vide. Comme ça il y a juste à prendre le sac au moment d’aller sur le marcher !

 

L’équipement pour la cuisine :

  • Une carafe : ou une bouteille en verre. Pour avoir de l’eau fraîche. Parce qu’évidemment, il faut éviter l’eau en bouteille. En règle général, celle du robinet fait très bien l’affaire !
  • Toutes sortes de contenants en verre : bouteilles, bocaux, pots de confiture… utilise tout ce que tu trouves pour arriver au compromis pratique / esthétique que tu souhaites !
  • Des boîtes en plastiques : pour congeler, si tu veux te faire tes propres plats tout prêts. (les boîtes de crèmes glaces sont souvent bien pour ça.)
  • Des boîtes en métal : pour ranger le thé, les tisanes…
  • Des serviettes en tissu : pour ne plus jamais avoir besoin de papier essuie-tout à table.
  • Des lingettes en tissu : Des lingettes en tissus pour quand on renverse quelque chose, pour le plus jamais avoir besoin de sopalin nulle part !
  • Une gourde : pour ne plus jamais avoir à acheter de bouteilles en plastique, même quand tu sors.

 

 

Organiser la cuisine :

 

Pots et récupération sont les maîtres mots. N’hésite pas à détourner tous les contenants que tu croises.

Un kit de bocaux facile à constituer !

Pour la farine, j’ai récupéré de gros bocaux, pour les pâtes, le café, les noisettes, je prends des pots de compote. J’aime aussi bien ranger les lentilles, le riz ou les coquillettes dans les bouteilles avec des gros goulots (comme celles des sauces tomate), c’est pratique à utiliser. Tu vas voir, ce n’est pas compliqué, c’est joli et c’est malin !

 

Conserver tes aliments :

  • Pour les restes : des bocaux en verre, boîtes qui ferment ou un saladier avec un assiette posée dessus.
  • Pour les sauces : bocal en verre ou bouteille avec un gros goulots (type bouteille de sauce tomate ou jus d’orange)
  • Pour les thés et tisanes : des boîtes en métal
  • Pour les aliments secs : encore des bocaux ou des boîtes en alu
  • Pour le pain : un sac à pain, un sac en coton, ou un torchon
  • Pour remplacer cellophane : tu peux mettre un morceau de tissu au four (à feu doux) saupoudré de cire d’abeille dans une plaque dédiée.
  • Pour remplacer le papier sulfurisé il va falloir se remettre à huiler et fariner les plats !
  • Pour l’huile, le vinaigre… : des bouteilles en verre.

 

Astuce de génie : peindre les couvercles avec une peinture ardoise pour noter ce que la boîte contient et la date d’achat du produit !

Pour l’électroménager, avant d’acheter pose toi les bonnes questions.

Si tu comptes jeter un objet, demande-toi d’abord si il est réparable ? (n’hésite pas à aiguiser tes couteaux par exemple !) Sinon, est-il détournable ? (une cafetière peut vite servir de panier à œufs, et une poêle un dessous de pot).
En as-tu vraiment besoin de ce que tu va acheter ? Peux-tu faire autrement ? Vas-tu l’utiliser souvent et pour longtemps ? Si oui, demande d’abord à tes proches s’ils en ont un à l’abandon, cherche sur Le Bon Coin ou dans une boutique de seconde main.  Sinon, peux-tu le louer ou te le faire prêter ?  grâce à des sites tels que Mutum.com par exemple.
Et quand tu fais un achat, n’hésite pas à choisir un produit qui durera longtemps !
Parce que acheter une machine de mauvaise qualité quand on veux arrêter de tout jeter, ça met souvent dans des situations difficiles.

 

Les avantages et les inconvénients :

 

Inconvénients :

  • il faut revoir toutes nos habitudes.
  • on est encombré avant et après les courses (en supermarché, on n’est encombré qu’après)
  • il faut bien anticiper ce que tu vas acheter
  • il va falloir passer aux fourneaux
  • quand il n’y a que des épluchures dans la poubelle, ça fait venir des petites mouches (surtout l’été). D’où l’intérêt du lombricomposteur !

Avantages :

  • Presque plus besoin de descendre la poubelle !
  • Tu vas mieux manger (je crois que j’ai perdu 3 kg depuis que j’ai commencé !)
  • Les épiceries en vrac sont l’occasion de tester des farines, des pâtes et plein de trucs auxquels on ne pense jamais !
  • Les économies. Fini de payer pour un emballage que tu vas jeter. Et devoir anticiper ses contenants permet de mieux gérer son budget. Si certains produits (viandes, poissons, fromage et produits transformés) sont plus chers, tu vas voir que tu vas faire quand même des économies et bien mieux gérer tes stocks !
  • Tu vas avoir accès à des produits de meilleure qualité
  • Tu vas te faire potes avec les commerçants et redynamiser les centres villes ! La France te dit merci !
  • Tu passeras moins de temps en supermarché.

Le but, c’est avant tout de prendre conscience du problème et de réduire ses déchets.
Le 0 déchet n’est pas simple à atteindre, mais ne serait-ce que -20% ce n’est pas si compliqué et c’est déjà un grand pas.

Alors, avance à ton rythme et cherche les compromis qui te conviennent le mieux. Tu as le droit de faire des erreurs, de craquer, de revenir en arrière…  Le 0 déchet est en plein développement et ça va être de plus en plus facile de s’y mettre !

 


Tu peux aussi faire la vaisselle sans faire de déchet ! Et une fois que tu gères la cuisine et la salle de bain, le plus dur est fait ! Il ne reste plus qu’à aborder le ménage et quelques réflexes de la vie quotidienne, mais ça c’est pour de prochains articles !

Laura
3 Comments
  • mathilde

    pas mal le coup de la peinture ardoise ! et super pour tous les autres conseils !

    24 août 2017 at 17:07 Répondre
  • Britta

    Le lombricomposteur est aussi subventionné en partie par la Ville de Strasbourg, donc j’y avais pensé pour réduire mes déchets mais n’ayant pas de jardin je n’en vois pas trop l’utilité vu que je n’en retirerai pas le bénéfice.
    Une solution pour les gens en appartement sans balcon ?

    25 août 2017 at 11:59 Répondre
    • Lo

      Je suis en appartement sans balcon aussi, du coup j’ai commandé un petit lombricomposteur de 25L,j’utiliserai le compost pour mes plantes. S’il y en a trop, je pense que je donnerai le surplus jardins partagés (comme ceux des Incroyables Comestibles) qui sont autour de chez moi. Sinon, il faut se renseigner sur les points de compostage de la ville.
      J’en saurai sûrement plus quand je l’aurai reçu et testé. Pour l’instant le compost ça me semble être la meilleure solution pour valoriser les épluchures (avec les idées du livre Les Épluchure de Marie Cochard).

      27 août 2017 at 07:40 Répondre

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